Le préfet n’exerce plus ni tutelle, ni contrôle d’opportunité,
ni contrôle a priori, sur les actes des collectivités locales. Le
contrôle de légalité est désormais fondé sur
trois principes :
1. les actes des collectivités locales sont immédiatement exécutoires
dès qu’ils ont été publiés ou notifiés
ou, pour certains d’entre eux, transmis au représentant de l’Etat
;
2. le contrôle s’exerce a posteriori et ne porte que sur la légalité
des actes, et non pas sur l’opportunité ;
3. le contrôle fait intervenir le représentant de l’Etat
qui défère les actes qu’il estime illégaux au juge
administratif, seul en mesure d’en prononcer l’annulation s’il
y a lieu.
Les actes qui traitent de gestion courante n’ont pas à être
transmis au préfet. Mais toute une série d’actes sont soumis
par la loi à l’obligation de transmission au préfet ou au
sous-préfet : délibérations, arrêtés et décisions
du maire, conventions...
Ceux non soumis à cette obligation – actes de gestion courante,
d’administration interne – peuvent toutefois faire l’objet
d’un contrôle quand le représentant de l’Etat en a
connaissance directement ou par une personne lésée ou par un tiers.